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Beretta

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Și poți să plângi, nu se va schimba nimic,

Eu vreau să mă scufund anume-așa, anume-aici

Încet, încet...

Pân' respirația va pierde orice sens

Și se va stinge și lumina de pe cer,

Până la capăt,

Până la capăt rămân

Amnezic, amnezic, amnezic fără motiv

Ea este linia de finish - eu nu sunt deloc sportiv

Eu nu știu cine bate-acum la ușa mea,

Eu sunt cu ea, eu sunt cu ea

Ci ca-i oarbă și proastă iubirea

Amandine était allongée dans son lit, pensive. Elle s'était mise dans un bon merdier, à seulement dix-neuf ans, et elle n'arrivait à s'en sortir. Son téléphone sonna, mais elle ne répondit pas, laissant sa correspondante sur sa messagerie

« C’est bien Amandine Joly, veuillez laisser un message ! » annonça la voix de la Marseillaise.

« Hey, salut, c’est moi. Je suis désolée, mais j’y arrive pas. j’ai tout fait pour, tu peux me croire sur ça, mais ça m’est juste impossible. Je l’aime, tu sais. Il m’apporte tout ce dont j’ai besoin, mais tu m’obsèdes, Am’, toi, je peux juste pas te sortir de ma tête. S’il-te-plaît, rappelle-moi vite ! » puis la correspondante raccrocha, mettant tous ses espoirs sur ce message.

La gardienne laissa couler une, deux, trois larmes. Elle n’avait plus la force de lutter contre son envie de rester. Elle avait besoin de la sentir auprès d’elle le soir, dans leur lit, de la savoir avec elle dans le plus noir de la nuit, pas dans la chambre d’un autre. En se calmant, bien difficilement, elle prit son téléphone, enclencha les hauts-parleurs, et appela.

Une sonnerie. Deux sonneries. Et enfin une troisième.

« Salut, c’est Amandine.  Depuis que je suis avec toi, j'ai toujours l'impression de vivre tout beaucoup plus fort, à 1000 %. T'es l'une des meilleures choses qui m'aient arrivées, mais tu me fais du mal, encre et toujours. Je t'aime tellement, que j'arrive pas à te partager. Je peux plus te voir avec lui, et tu le sais très bien. J’en peux plus, An’, tu me prends tout mon énergie, alors que moi aussi j’ai une vie à côté ! Mon club, les nationales, tous requièrent le maximum de moi, mais y’a qu’avec toi que j’y arrive. Putain, s’il-te-plaît, juste dis « Je t’aime » et je courrai vers toi, encore et toujours. Alors viens chez moi, ce soir. Reste pour la nuit, peut-être pour la vie, mais reste. »

« J'arrive, ne t'inquiètes pas bébé, » lui répondit la voix d'Anaële, avant qu'elle ne ferme la communication.