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Sensual First Nights - Notre première nuit ensemble

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 "Hé, je viens de voir les commentaires sur Internet, boss. La dernière émission a un succès monstre.

- Ah bon? C'est un soulagement, soupirai-je en m'affalant sur mon bureau, totalement assommée par la fatigue.

La semaine avait été plutôt mouvementée.

Entre le rapport à donner à Monsieur Pokerface, les tournages à superviser et le planning à faire, nous n'avons pas eu de répit. Mais ça ne m'empêche pas d'aimer mon travail de productrice et de faire perdurer l'entreprise de Papa même s'il n'est plus à mes cotés pour le voir.

Oui, oublions Victor, lui c'est un cas à part.

J'ai pu ainsi renouer avec un ancien camarade de lycée avec qui j'étais plutôt en froid à cause de sa réputation. Je m'en veux encore d'avoir été aussi superficielle à l'époque mais l'essentiel c'est que Gavin et moi avons pu repartir sur de bonnes bases bien qu'il lui arrive d'être un tantinet surprotecteur.

Je me suis liée d'amitié avec l'idol le plus en vue du moment avec lequel il m'arrive de faire des petites sorties de temps en temps.

Enfin, je l'ai rencontré, lui.

Lucien.

Un neuroscientifique de génie très galant que je trouvais un peu trop entreprenant au début.

J'avais d'ailleurs pensé qu'il devait être un vrai Don Juan mais en réalité, je niais l'évidence à cette époque-là.

Qu'il m'a attirée depuis le début.

Toujours gentil, toujours serviable, à m'épauler et à me soutenir en dépit de mes gaffes.

J'ai encore cette senteur fraiche en mémoire, cette agréable odeur délicatement masculine émanant de lui.

Je me suis déclarée, il n'y a pas si longtemps.

Lors d'une sortie à l'aquarium où il s'était encore mis à me fuir. Quelque chose au fond de mon coeur me dit que Lucien est beaucoup plus dangereux qu'il n'y parait.

Lui-même m'a avertie du danger ce jour-là et mes rêves à son sujet sont souvent une série d'ombres menaçantes qui me poussent à m'éloigner de lui sous peine de me perdre moi-même.

Pourtant, Lucien est la seule personne pour qui j'ai totalement ouvert mon coeur.

Moi qui n'ai pas l'habitude de dire "Je t'aime" de peur de perdre ce qui m'est cher.

Et je lui fais entièrement confiance même si, pour une raison ou pour une autre, il serait capable de me trahir.

Je préfère suivre mon coeur comme je l'ai toujours fait jusqu'à présent.

Je me demande distraitement comment il va. Nous n'avons pas pu beaucoup nous voir ces derniers temps à cause du travail et bien qu'il soit mon voisin de palier, la dernière fois où j'ai dormi chez lui remonte à loin. Lucien croûle sous les conférences en ce moment donc je n'ose pas trop l'appeler.

En plus le connaissant, il serait capable de me taquiner juste pour que je lui dise la vraie raison de mon coup de fil. J'en suis là à fixer l'écran de mon smartphone quand une voix enjouée déclare derrière moi :"Eh bien, tu as une petite mine. Tu devrais rentrer te reposer.

- Ah, c'est toi Anna?, la questionnai-je d'une voix lasse en me redressant, pour être honnête, je n'ai pas envie de rentrer maintenant. Je compte faire un peu de shopping avant." Histoire de me vider la tête. Pour être honnête, il y a d'autres choses embarassantes qui occupent mes pensées, ces derniers jours.

Des choses que je ne préfère pas confier à Anna. Ni à personne d'autre tellement j'en ai honte.

Bon, c'est normal de penser à ça de temps à autre mais... Oh là là, changeons de sujet avant que je me mette à rougir. "Tiens, Kiki et Willow sont parties?

- Elles comptent se faire une soirée film au cinéma, m'explique Anna avec le sourire avant de poursuivre sur sa lancée, bon, puisque tu comptes faire du shopping, que dis-tu qu'on y aille ensemble?, me propose-t-elle pendant que je me lève.

- C'est une bonne idée, lui répondit-je en lui rendant son sourire, tu comptes aller où?" Oh, je n'aime pas quand Anna me fait ce sourire plein de sous-entendus...

 

... "Mmm, celui avec de la dentelle me plait."

Je ne l'écoute pas, je soupire à la place.

Pourquoi?

Pourquoi la boutique où Anna a souhaité aller était le magasin de lingerie? "Euuuh Anna, dis... C'est pour quelle occasion si ce n'est pas indiscret?" Ce n'est pas la première fois que j'y vais, bien entendu mais avec mes derniers rêves en date, c'était très, très gênant de m'y rendre. "Parce qu'il y a une occasion spéciale pour acheter des sous-vêtements neufs?, me questionna Anna avec désinvolture en remettant un soutien-gorge de dentelle noir à sa place, mais tu n'as pas tort. J'ai un rendez-vous pour tout te dire et je veux me mettre un peu plus en valeur.

- Ah je vois, dis-je en jetant un oeil à la lingerie présente lorsque mon téléphone se met à vibrer dans la poche de mon sac. Je le sors pour y voir un message de Lucien. "Bonsoir, tout se passe bien au travail? J'espère que ma petite idiote préférée ne se surmème pas trop." Il doit penser que je suis en train de faire des heures supplémentaires... Et je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à lui en vouloir lorsqu'il m'appelle comme ça. Contrairement à un certain CEO que je ne nommerai pas.

"Nous avons bouclé la production de l'émission. Ça s'est bien passé et je suis en train de faire du shopping avec Anna en ce moment au New Light Mall." Faites qu'il ne me demande pas de... "Oh? Justement, je suis sur le point de quitter mon bureau et j'ai du temps libre. Je peux te rejoindre là-bas, si tu veux. Histoire que nous rentrions ensemble tous les deux après..." Non, non, NON! "... A moins que tu passes la soirée avec Anna. Je comprendrai." Ouf, sauvée! "Je n'en ai pas pour longtemps, répondai-je rapidement, tu veux que je passe chez toi, après? Ou on va chez moi? A toi de voir." ...

 

Lucien hésita un moment en lisant le message qu'elle lui avait envoyé.

Il eut très envie de la revoir chez lui mais aller dans son appartement en ce moment était très risqué. Je n'ai pas eu le temps de ranger tous les résultats avec toutes ces conférences. Ce qui était inhabituel de sa part d'ailleurs.

Un soupir las franchit ses lèvres.

Entretenir une relation avec celle qu'il devait surveiller était très compliqué, c'était même une entorse au plan.

Des petites épines douloureuses picotèrent son coeur à cette pensée.

Pourtant, Lucien ne le regrettait pas car chaque instant passé à ses cotés le comblait de bonheur.

Un bonheur défendu.

Aussi addictif que la plus pernicieuse des drogues.

Aussi corrosif que le plus insidieux des poisons.

Un bonheur à double-tranchant pour son coeur.

Mais auquel il ne renoncerait pour rien au monde.

Il se mit alors à répondre au message avec un petit sourire.

 

... Je finis d'envoyer un message à Anna en poussant un soupir éreinté, allongée sur mon lit. Je suis rentrée directement à la maison après notre séance shopping et pour être honnête, je ne suis pas rentrée les mains vides. "Bon sang pourquoi j'ai acheté ça?, me demandai-je en tâtant brièvement le pull que je suis en train de porter, ce n'est pas sûr qu'il se passe quelque chose entre lui et moi, ce soir."

Lucien m'a envoyé un message pour me prévenir qu'il était en train de faire les courses pour le dîner en ce moment donc j'en ai profité pour prendre une douche et me changer dans des vêtements plus confortables. Bon, Anna sait que je suis bien rentrée donc je peux me reposer un peu et souffler un bon coup... Sauf que je suis de nouveau en train de fantasmer sur... "Bon sang, il faut que j'arrête avec ça." Ah ça sonne. Ce doit être Lucien.

Je sors du lit un peu trop précipitamment pour aller lui ouvrir.

Il faut dire qu'il m'a beaucoup manquée et ce malgré les petits mots doux qu'il m'a envoyé ou les jolis de photos de paysage qu'il m'a mise en partage dans les Moments. Je lui ouvre donc avec un petit sourire. "Bonsoir Lucien, ça a été les courses?

- J'ai pu acheter ce qu'il faut, me répond-t-il en me présentant le sac plastique, je n'ai pas été trop long?

- Non, j'ai eu le temps de me poser un peu, le rassurai-je en le laissant entrer. Est-ce moi ou je trouve qu'il a un peu maigri depuis notre dernière rencontre? Je le conduis jusque dans la cuisine où il pose les courses sur la table. "J'ai pris de quoi faire quelque chose de léger et d'équilibré, fit-il en sortant les ingrédients, car vu tes derniers posts sur Moments, tu as mangé pas mal de plats du Sichuan en mon absence."

Je sens comme une pique dans sa voix et une lueur un peu courroucée dans ses beaux yeux bleus-violets. Il est vrai que je suis une piètre cuisinière à la base et que je passe mon temps à tester les divers restaurants de la ville.

Et ces derniers jours, il m'est arrivée de le faire avec Kiro ou Gavin. Parfois, Victor m'invitait dans un resto très chic pour un meeting ou sinon je mangeais dans un stand avec Kiki le midi ou bien je prenais un café avec Anna et Willow après le travail.

Bref, tout le contraire d'un bon régime.

Surtout que, comme Lucien me l'a si bien fait remarqué, je n'ai pas lésiné sur la dégustation de plats épicés.

"Euh oui, c'est vrai que je suis pas mal sortie, dis-je à Lucien en passant nerveusement une mèche derrière mon oreille. Je sais qu'il n'aime pas quand je néglige ma santé, il me rappelle un peu Gavin par moments. Toutefois, autant être honnête. "Mais ces sorties m'ont permise de ne pas trop me sentir seule, lui confiai-je en fuyant son regard, tu m'as... beaucoup manquée." Je dois être en train de rougir mais tant pis.

J'ai toujours eu du mal à exprimer ce genre de sentiments ouvertement. Lucien ne dit rien et me rejoins à la place. J'ai un léger sursaut au moment où il me prend doucement dans ses bras. Cette chaleur réconfortante, les doux battements de son coeur... Ça me fait tellement de bien de les éprouver de nouveau. "Tu m'as manqué aussi, me murmure Lucien en me caressant tendrement les cheveux, au point que j'ai eu du mal à me concentrer sur mon travail, des fois.

- Ah bon? Toi, le génie de la science, il t'arrive d'être distrait?, le questionnai-je en levant les yeux vers lui pour discerner une lueur taquine dans ses prunelles violines. Oh non, j'ai un mauvais pressentiment.

- Oui, je pensais à toi, me répond-t-il avec un sourire mutin avant de humer un moment mes mèches brunes, mmmm, t'es-tu lavée avant que je vienne? Je sens le parfum de ton shampooing à la lavande." Et il sait que c'est son préféré. "Est-ce pour fêter mon retour?

- En... En quelque sorte, déclarai-je en me dégageant doucement de son étreinte, et si on faisais à manger?, proposai-je dans le but de changer de sujet, je commence à avoir faim.

- Dans ce cas, commençons à laver et couper les légumes." Je réprime mon soupir de soulagement quand je pars chercher nos tabliers. Nous faisons ensuite la cuisine ensemble tout en discutant puis nous mettons la table et mangeons les légumes sautés. Je sens mon coeur se réchauffer dans cette atmosphère à la fois conviviale et intime.

J'avoue que j'ai des fois du mal à croire que Lucien et moi soyons un couple mais ces instants à ses cotés me rendent extrêmement heureuse. Nous finissons ensuite notre diner et faisons la vaisselle. Puis comme à notre habitude, nous nous allongeons sur mon lit où Lucien se met à m'étreindre contre lui. Et là, je commence à me sentir de nouveau nerveuse. "Qu'est-ce qu'il y a?, me demande-t-il doucement en me caressant la joue, tu as l'air ailleurs." Il attend ensuite patiemment que je lui réponde.

Son odeur fraiche emplit mes narines et me monte encore à la tête. Sa main errant lentement le long de mon dos provoque en moi des frissons que je ne pensais plus ressentir. Oh, bon sang. Je me doute que Lucien sait pourquoi je suis ainsi. Il a toujours eu le chic de voir à travers moi.

Quoique, ce n'était pas difficile étant donné ma naïveté mais là, c'était extrêmement gênant.

Mes joues doivent être pivoines à cet instant. "Tu peux tout me dire, insiste Lucien d'une voix douce en me serrant contre lui, quoique ce soit, sache que je ne te jugerai pas.

- Je... Je le sais, bafouillai-je en me réfugiant contre son torse, mais... c'est... c'est trop..." Lucien pose un petit baiser sur mon front. Et zut. "Bon, commençai-je en poussant un soupir, autant te le dire, alors." Je me retire de ses bras pour le regarder droit dans les yeux. "Je veux qu'on... concrétise notre... relation."

Ça y est, je l'ai dit. "Bon sang, c'est embarassant de dire ça, me plaignit-je en détournant les yeux, d'habitude tout le monde pense qu'une fille qui propose ce genre de choses est une fille facile." Lucien eut un petit rire affectueux à mon égard à mon grand soulagement. "Ma petite idiote, me chuchota-t-il en m'attirant de nouveau à lui, tu es celle qui a initié notre premier baiser, non? Est-ce que j'ai jugé ça déplacé, selon toi?"

Vu que le baiser en question avait été des plus passionnés et des plus langoureux ensuite, non. Heureusement qu'il n'y avait personne autour à ce moment-là d'ailleurs. Je secoue la tête en guise de réponse. "C'est pareil dans ce cas, poursuit Lucien en passant la main entre mes mèches, j'attendais justement que tu me le proposes. Je ne veux en aucun cas faire quelque chose qui te déplaise." Une ombre passe dans ses yeux quand il me pose une question d'ordre plus intime. "Est-ce que ce sera ta première fois?"

Je mets un temps avant de répondre. Ma période fac regroupe de bons et de mauvais souvenirs. Là, on rentre dans la catégorie des mauvais. "Je suis sortie avec quelqu'un à la fac, répondai-je d'un ton faussement désinvolte, et on va dire que ma première fois n'a pas été probante à vrai dire. Juste normale. Surtout quand celui avec qui tu le fais te dit que tu as un corps de collégienne." Je pousse un soupir exaspéré. "J'ai rompu avec lui juste après et je me suis consacrée bec et ongles à mes études pour devenir productrice." Et ça m'a ensuite tellement occupée mon temps que je n'ai pas pensé une seule fois à l'amour.

Jusqu'à ce que je rencontre Lucien.

J'anticipe sa réaction suite à ce que je viens de lui révéler. Il y avait encore cette lueur glaçante dans son regard mais elle disparait aussi vite qu'elle est apparue. Il m'adresse ensuite ce sourire plein d'affection qui avait l'habitude de faire fondre mon coeur avant de chuchoter à mon oreille d'une voix plus rauque :"Dans ce cas, que dirais-tu de rendre notre première fois à nous inoubliable?" Je me mords la lèvre lorsque celles de Lucien me mordille l'oreille avant que sa langue lèche doucement le lobe. Je sens son souffle chaud contre mon cou, une de ses mains caresse ma hanche. Oh, c'est vraiment mieux que dans mes rêves. "Oui, acceptai-je dans un souffle.

Au moment où il happe mes lèvres, je me sens défaillir. Notre baiser était lent. Nos bouches se touchent avec douceur et se séparent pour se retrouver de nouveau. Des fois, c'est ma langue qui se frotte sensuellement contre la sienne en même temps que nos souffles en train de se mêler. Les mains de Lucien ne sont pas sans reste : elles se frayent un chemin par dessus mes vêtements pour épouser mes formes tout comme les miennes explorent son torse ferme au travers de sa chemise.

Je commence à avoir vraiment chaud quand notre baiser s'achève. Lucien se lève pendant que je reprends mon souffle. Il allume ma lampe de bureau et éteint celle de la chambre. "L'ambiance sera moins tendue ainsi." Je dois dire qu'il n'a pas tort, la lumière chaude et tamisée me permet de me relaxer davantage. Lucien s'allonge de nouveau à mes cotés et posa ses lèvres sur mon front en jouant avec l'ourlet de mon pull. "Je peux?, me demande-t-il avec un petit sourire.

Je hoche ma tête en lui rendant un sourire confiant bien que je sois stressée au fond de moi. Comment va-t-il réagir quand il me verra presque sans rien? Surtout que j'ai décidé en plus de me mettre un peu plus en valeur ce soir, comme dirait Anna.

Lucien se redressa pour l'admirer un moment, étendue devant lui avec un regard à la fois rassurant et nerveux. Il déglutit en la voyant si offerte et si décidée. Elle ne devrait pas me faire autant confiance. Et pourtant, c'était le cas et il souhaitait plus que tout s'en montrer digne. Il commença à retirer ses vêtements en tentant d'être le plus patient possible mais celle-ci lui fit petit à petit défaut. Comme je souhaite l'admirer dans sa nudité, c'est la première fois que je ressens une telle émotion.

En temps normal, il aurait tout fait pour la nier mais maintenant... .

..Maintenant, je suis totalement à sa merci.

Lucien me déshabille doucement, comme s'il était en train de déballer le plus précieux des cadeaux. Je peux quand même sentir un léger tremblement au niveau de ses mains mais je me focalise plus sur le fait que je me dévoile de plus en plus sous ses yeux.

Le pull tombe à terre.

Ensuite mon t-shirt.

Puis mon short et enfin mes chaussettes.

Je me retrouve donc totalement vulnérable sous ses yeux en train d'arborer la lingerie de soie et de dentelle lilas que je viens d'acheter tout à l'heure... Oh là là, c'est gênant. Comment va-t-il réagir maintenant? Je n'ose pas le regarder. "Clic". Attends, Lucien vient de me prendre en photo avec son smartphone, là? "Que... Que viens-tu de...? - Juste collecter un petit souvenir, me répond Lucien avec un de ses affectueux sourires amusés en posant ensuite son portable sur mon bureau, et je ne pense pas avoir déjà vu cet ensemble, ajoute-t-il en détaillant son soutien-gorge d'un oeil que je peux qualifier de très appréciateur.

Mon visage doit être passé à l'écarlate mais sa remarque m'évoque d'autres souvenirs plus gênants. Quand il vient passer la nuit chez moi, Lucien a toujours cette tendance à apparaitre dans ma chambre ou dans la salle de bain au moment où je suis en train de me changer. Il le faisait souvent pour annoncer le dîner le soir ou le petit déjeûner le matin et bien qu'il prétextait de ne pas le faire exprès à chaque fois, je sais au fond de moi que c'était tout le contraire. "Je l'ai acheté tout à l'heure si tu veux savoir, rétorquai-je en poussant un soupir.

- Alors c'était ça, le shopping que tu as fait avec Anna?, me demande-t-il avec un de ses sourires taquins qui m'énervent un peu.

- Oui, répondis-je sur le ton de la défaite, et... Et comment tu me trouves avec?"

Je sais qu'il y a de l'insécurité dans ma voix mais je crains que Lucien soit du même avis que mon ex à ce sujet. Surtout que ces sous-vêtements ne sont pas aussi sexy et glamour que ceux qu'a achetés Anna. Lucien met un moment avant de me donner sa réponse mais je la connais déjà. Son regard semblait m'étudier mais d'une manière plus qu'indécente. Il me flatte et me brûle agreablement la peau. "Veux-tu vraiment que je te le dise?, me demande-t-il en laissant courir ses longs doigts fins le long de mes cuisses, tu es très craquante."

Mon coeur manque un battement suite à cette déclaration. "Ta peau est si douce et tu es loin d'être une collégienne, poursuit-il d'une voix grave et suave en remontant délicatement sur mon ventre avant de s'attarder sur ma poitrine, mmm, c'est vraiment agréable au toucher."

Je perds le controle de ma voix à l'instant où il se mit à me masser doucement les seins au travers de mon soutien-gorge. La sensation de ses doigts contre la soie ne fait qu'attiser mon désir. Il frotte doucement mes tétons de ses pouces avant que sa langue ne prenne le relais pour mieux les goûter tour à tour. "Mmmm.

- Tu es vraiment sensible, chuchota-t-il d'une voix émerveillée en posant un baiser sur l'encolure de mon soutien-gorge, et tes réactions sont si mignonnes, tout comme ta voix." Il en profite pour sucer un téton tout en pinçant délicatement l'autre. Je suis trop noyée dans le plaisir pour rétorquer ma répartie mais mes yeux entrouverts croisent ses prunelles teintées d'une adoration sans bornes. "Est-ce que c'est bon?, me questionne-t-il quand même, ou est-ce un peu trop?" Ses mains se mettent à caresser tendrement les méplats de mon ventre quand il me demande ça. "Non, tu peux continuer, lui déclarai-je à voix basse.

Mon corps devait être une vraie fournaise à cet instant. Sans oublier qu'il était aussi en train de réagir vivement au sud de mon anatomie. Ma première fois d'antan est définitivement partie aux oubliettes. Lucien m'adresse un doux sourire avant de continuer son exploration avec ses lèvres. Une pluie de doux baisers tomba le long de mon ventre avant qu'il ne me mordille légèrement les flancs... "Ahn!" Ouah! Je ne me savais pas aussi sensible à cet endroit. Lucien eut d'ailleurs un petit rire face à cette découverte. "J'en prends note, murmura-t-il avec un sourire mutin. Il écarte ensuite mes jambes d'un geste doux quand je l'arrête dans son élan. "Il y a un problème?, me demande-t-il avec inquiétude.

- C'est juste que je suis la seule à en profiter, me confiai-je en faisant une petite moue, je veux aussi te toucher, terminai-je timidement. Je pense toujours que ce tendre acte devait être partagé à parts égales. Lucien eut un bref regard surpris avant de rire légèrement :" Tu me surprendras toujours... Vos désirs sont des ordres, chère demoiselle, fait-il en posant au passage un baiser sur mon intimité par-dessus la culotte. Je me sens agréablement tressaillir mais là, il m'a prise par surprise. "Lucien!, m'écriai-je avec indignation.

- Je m'excuse d'avoir cédé à cette douce tentation, s'excuse-t-il en commençant à déboutonner sa chemise, mais cette belle lingerie me donne envie d'expérimenter bien des choses.

- Seulement la lingerie?, le questionnai-je en contemplant le torse musclé qui se révèle sous la chemise qu'il vient de retirer.

- Non, je vais rectifier, répond Lucien en débouclant ensuite sa ceinture, tu me donnes envie d'expérimenter toutes sortes de choses."

Je reconnais bien là le scientifique de génie mais sa façon de le dire avait un je-ne-sais-quoi d'adorable. Je me redresse pour l'aider à se défaire de son pantalon puis nous nous allongeons ensuite dans les bras l'un de l'autre. Lucien en profite pour dégraffer mon soutien-gorge d'une main tandis que je me dégage un peu de ses bras pour passer la main sur sa peau.

Je sens les muscles fermes de son torse se contracter à mon toucher tandis que je les dessinais du bout des doigts. "C'est bon?, le questionnai-je en descendant de plus en plus bas. Je contemplai le visage de Lucien dont les pommettes avaient pris une teinte rosée et dont les yeux entrouverts exprimaient un regard lascif et docile. Sa respiration s'était faite plus haletante. "Oui, c'est... Très agréable, murmura-t-il d'une voix rauque terriblement excitante à mes oreilles.

Il est déjà séduisant à la base mais à cet instant, Lucien est vraiment sexy. Ses réactions m'encouragent à aller plus loin. J'enlève rapidement mon soutien-gorge et je plonge lentement ma main dans son caleçon pour empoigner doucement sa virilité. Si chaude et dure sous ma paume. Je commence à faire de lents vas-et-vients en le regardant se mordre les lèvres. Oui, il est vraiment, vraiment sexy avec ces expressions. J'en prends note.

Toutefois, ça ne l'empêche pas de faufiler sa main dans ma culotte et de caresser doucement ce qu'il y a en-dessous. Je pousse un gémissement légèrement surpris lorsqu'un de ses doigts se fraye lentement un chemin en moi. Lucien m'adresse alors un sourire mi-affectueux, mi-provocateur. "Faisons-nous du bien mutuellement, chuchota-t-il en s'emparant ensuite de mes lèvres.

Notre baiser était plus sauvage que les précédents, plus empressé, ponctué par nos soupirs et nos gémissements au fur et à mesure que nous nous touchons. Un second doigt avait rejoint le premier entre temps. Ils allaient et venaient en moi en même temps que ma main sur lui. Quelque chose est sur le point d'éclore en moi, quelque chose que je veux ressentir davantage mais pas de cette manière. Je sens aussi sa virilité palpiter davantage contre ma paume.

Lucien a rompu le baiser entre temps pour se focaliser sur ma poitrine où il en profite pour lécher et suçoter un de mes tétons durcis... "Oooh, Lucien... Non..." Il stoppe ses caresses en m'interrogeant du regard. "Tu n'aimes pas?

- Si, j'apprécie beaucoup, le rassurai-je en retirant à regret ma main de son caleçon, mais je veux..." Je n'ose pas dire la suite tellement j'en suis gênée. Et Lucien en rajoute une couche. "Tu veux quoi...?

- Tu le sais très bien, m'emportai-je un peu en m' empourprant. Lucien se mit à rire mais n'ajoute rien à mon grand soulagement. Par contre, il retire lentement ses doigts devenus humides et enlève sa main de mon slip pour les goûter, les léchant avec gourmandise comme s'il savourait du miel. J'en perds mon souffle. "Tu es vraiment délicieuse, me sussure-t-il en plissant les yeux de plaisir, je vais avoir du plaisir à te déguster de cette manière la prochaine fois."

Je romps le contact visuel pour sortir un préservatif de ma table de chevet. Cette subtile provocation a fait son petit effet. J'ai vraiment envie de lui sauter dessus maintenant. "Peux-tu te mettre en position assise?, lui demandai-je en décachetant la pochette avec les dents, je vais le mettre." Lucien enlève prestement son sous-vêtement et s'exécute sans mot dire en m'adressant un sourire tendre teinté d'une dévotion qui me fait encore plus chavirer. Je me mets entre ses jambes en me disant que ça allait niveau taille. Je me demande quel goût il a... Non, une prochaine fois. J'enfile doucement le préservatif sur sa virilité après avoir secoué vivement la tête pour écarter ces pensées lubriques. "Voilà, ça va?, lui demandai-je en levant la tête.

- Oui, nous pouvons continuer." Lucien a certainement deviné ce que je comptais faire. J'enlève ma culotte et je me positionne en me mettant à califourchon sur lui, les bras derrière son cou. Mes lèvres butinent les siennes quand je sens ses mains prendre délicatement mes hanches. Je me sens vraiment prête à l'accueillir maintenant. "Es-tu sure de vouloir le faire dans cette position?, me demande Lucien avec un regard incertain. Je serai certainement très endolorie demain mais qu'importe. J'empoigne sa virilité d'une main pour l'approcher de mon intimité mouillée. "Sure et certaine, lui répondis-je avec un sourire en me laissant pénétrer lentement ensuite.

Ooooh... La sensation de Lucien en moi est... Je n'arrive pas à trouver de mots si ce n'est cette agréable impression d'être comblée par cette chaleur ardente. Si j'ai choisi cette position, c'est parce qu'ainsi, je me sentirai plus proche de lui.

Une fois qu'il est totalement en moi, je l'étreins tendrement et mes lèvres dessinent un sourire extatique.

Sa peau brûlante en sueur contre la mienne toute aussi chaude et ruisselante.

Les battements erratiques de son coeur faisant écho aux miens tout aussi désordonnés.

Sa présence au fond de moi en train de palpiter au moment où je l'enserre légèrement.

J'ai l'impression de fondre contre lui tout comme il se fond en moi.

"Tu es si chaude, chuchote Lucien en me serrant contre lui, j'ai l'impression de fondre.

- J'étais en train de penser la même chose de mon coté, murmurai- je en prenant possession de ses lèvres. Ses mains prennent appui sur mon bassin et nous commençons à faire l'amour.

Mes hanches bougent en accord avec son bassin.

Allant et venant au plus profond de mon être.

Dans un rythme lent et mesuré, nous nous perdons dans le plaisir avec délectation.

Nos baisers expriment cette tendresse sans bornes que nous éprouvons l'un pour l'autre.

Et je peux me noyer dans cette mer améthyste pleine de cette dévotion amoureuse qui me touchait le coeur à chaque fois.

Lucien se perdit dans les nuances ocres de ces prunelles emplies de cette adorable adoration.

De cet amour pur dont il eut des fois du mal à en saisir le sens.

Il eut la merveilleuse impression de ne faire plus qu'un avec elle.

Ce précieux papillon qui lui avait fait redécouvrir un monde avec une multitude de couleurs.

A cet instant, il n'était plus l'artiste.

A cet instant, c'était elle qui était en train de le teindre de ses propres couleurs.

De ses teintes aux nuances légères, innocentes et joyeuses.

De cette lumineuse fantaisie qui lui faisait cruellement défaut et de cet amour empoisonné qui lui apportait ce bonheur qu'il avait abandonné depuis si longtemps.

Je t'aimerai toujours, mon papillon, mon ame soeur.

A la place, au moment où il fut sur le point de se perdre dans sa chaleur, il lui murmura :"Je serai toujours tien."

Le murmure de Lucien me donne envie de pleurer pour je ne sais quelle raison mais je suis trop absorbée dans ce plaisir infini pour me poser la question pourquoi. Ses mains agrippent mes hanches avec un peu plus de force. Je le sens enfler davantage en moi tandis que je me contracte de plus en plus.

Notre rythme en devenait plus saccadé, ma voix ne s'exprimait alors que par de cris que je tente vainement de réprimer, par des soupirs quand Lucien se met à planter des baisers sur mon cou et par des gémissements où ne furent prononcés que son prénom.

Il m'arrive d'entendre ses rales hachurés mais sensuels contre mon oreille.

Des appels lancinants pour me rattacher à la réalité, pour me dire qu'il était vraiment là à cet instant et qu'il ne me lachera pas la main.

Je t'aime Lucien, je t'aime tellement.

Alors pourquoi je n'arrive pas à te le transmettre comme il faut?

La chaleur se fait plus présente dans la chambre. Le lit grince légèrement mais je m'en moque, ce que je veux maintenant, c'est... " Moi aussi, je t'appartiens Lucien." Ce fut tout ce que je peux lui confesser via mes mots. Mais par le biais de mes actes... Nous nous noyons dans le regard l'un de l'autre un instant puis je lui donne un baiser où je lui transmets tous mes sentiments.

Lucien donne alors un dernier coup de rein qui me fait vaciller, nos gémissements mourant sur nos lèvres lorsque je sens une douche chaleur au fond de moi.

Nous restons un moment à nous étreindre puis je me retire avec un peu de difficulté. Ça fait longtemps que je ne l'ai pas fait et mes jambes commencent à me le faire comprendre. Lucien se mit à avoir un petit rire tendre avant de se lever. "Repose-toi un peu, je reviens, murmure-t-il en me laissant m'allonger pour me remettre de mes émotions.

Là, je peux définitivement dire que ma première fois de la fac est passée à la trappe.

Elle n'avait rien à voir avec ce que nous avons fait.

Plus qu'expérimenter le sexe, je me suis unie à Lucien dans une manière plus qu'intime. J'ai eu l'impression de me donner à lui sans restrictions et je l'ai profondément aimé sans la moindre honte. Mon coeur gonfle d'amour lorsqu'il revient quelques minutes plus tard. Ah, il a retiré le préservatif mais... Hein? Pourquoi il se met à me porter d'un coup. "Lucien?

- Je viens de remplir la baignoire, me confie-t-il pendant que je passe mes bras derrière son cou, nous allons nous détendre un peu, qu'en dis-tu?" Ah là là, je ne peux vraiment pas gagner contre ce sourire enjôleur et ce coté si attentionné.

- C'est d'accord, acceptai-je avec le sourire, ça va, je ne suis pas trop lourde?

- Je ne te mentirai pas en te disant que tu as pris un peu de poids, me répond-t-il franchement avec un sourire amusé, mais je pense connaitre la meilleure méthode pour y remédier, non?" Je rougis suite à cette insinuation à peine déguisée. Au moins, je suis contente qu'il y ait pris autant de plaisir vu qu'il souhaite recommencer. "Arrête de me taquiner, m'offusquai-je en faisant la moue pendant qu'il se met à rire.

- Je plaisante, me murmure-t-il ensuite en m'embrassant la joue, tu es aussi légère qu'une plume." Nous allons dans la salle de bain où il me dépose doucement dans la baignoire avant de me rejoindre en se mettant derrière moi. Une douce fragrance de pivoine provenant de l'eau du bain embaume la pièce mais je perçois aussi cette senteur légère provenant de Lucien.

Ses mains se mettent à masser doucement mes hanches sous l'eau chaude. "Mmmm." Ça fait du bien. "Ainsi, tu auras moins de courbatures demain, me dit Lucien avec tendresse, je m'occuperai de tes jambes après le bain.

- Tu es toujours là pour moi mais je ne fais rien en retour, me reprochai-je à voix haute. Lucien m'embrasse affectueusement la nuque. "Qu'est-ce que tu racontes, petite idiote?, murmure-t-il avec amusement, tu fais beaucoup plus que tu ne le penses." Il arrête ses massages pour m'étreindre tendrement par la taille. "Je te l'ai déjà dit avant, j'aime prendre soin de toi alors, tu n'as rien à te reprocher. Au contraire, laisse-moi te dorloter."

Il sait vraiment trouver les mots. "A condition que tu te laisses chouchouter à ton tour, lui dis-je en me retournant pour lui faire face, je ferai des efforts pour bien cuisiner et aussi..." Lucien me coupe avec un baiser.

- Tu n'as pas à te forcer à faire quoique ce soit, reste toi-même. C'est amplement suffisant."

Lucien l'enlaça ensuite avec plus de ferveur pour ressentir de nouveau sa peau contre la sienne.

Combien même ces instants de bonheur lui étaient éphémères, il décida de profiter de ce moment pour la chérir encore plus.

Il se fit silencieusement la promesse de tout faire pour rester à ses cotés avec un baiser qui eut un goût d'éternité.

 

 

Chapter Text

"Non, elle ne convient pas, prends-en une autre."

Qu'est- ce qu'il peut être difficile!

"C'est la quatrième que j'essaye, maugréai-je en rangeant la robe de soirée sur le scintre. Déjà qu'il a décidé de m'acheter des talons-aiguilles, pour moi les chaussures les plus inconfortables du monde et de véritables instruments de torture pour mes pieds... Oh pourquoi je dois obéir à ses quatres volontés? Qu'est-ce que je raconte, moi? Parce que c'est mon dictateur d'investisseur. "On mettrait moins de temps si tu savais t'habiller convenablement pour une soirée, me sort ensuite Victor en croisant les bras, va chercher une autre robe.

- Désolée d'avoir des goûts simples, Monsieur le CEO, marmonnai-je entre mes dents.

- As-tu dit quelque chose?, me questionne Victor sous le ton de la menace.

- Non rien, soupirai-je en choisissant une nouvelle robe aux teintes crêmes que je trouve mignonne pour repartir ensuite dans la cabine d'essayage. Victor est venu me chercher après le travail en me déclarant qu'il avait un meeting ce soir et que j'étais obligée d'y participer. Bien entendu, je n'ai pas eu mon mot à dire et me voilà en train de faire du shopping forcé à essayer des vêtements que même une année entière de salaire ne suffirait pas à payer.

Quand j'ai suggéré à Victor de passer chez moi prendre de quoi me vêtir en conséquence, Monsieur a refusé en disant que ma garde-robe était trop fade. Je t'en ficherai de la fadeur, moi. Heureusement qu'on a pu passer au studio demander à Joey de me pouponner un peu avant d'aller au New Light Mall faire ces emplettes dont je me serais bien passée.

Anna aurait aimé ce genre d'attentions mais pas moi. En tous cas, pas avec un tyran comme lui. Je termine de m'habiller et je sors de la cabine en ouvrant le rideau d'un geste sec. "Bon, ça va comme ça?, lui demandai-je avec un ton railleur.

Et comme je m'y attends, Monsieur secoue la tête en poussant un soupir exaspéré. "Vu que tes goûts sont trop ordinaires, j'ai prévu le coup, me répond-t-il avec lassitude en me tendant une robe, va essayer celle-là et fais vite."

Ne t'énerve pas, le budget de ma compagnie dépend de lui, ne t'énerve surtout pas. "D'accord, Monsieur le CEO, marmonnai-je entre mes dents en lui arrachant la robe des mains.

Oups, je me suis énervée... Tant pis, il est agaçant avec ses caprices.

J'échange donc ma la robe que j'ai choisi contre une sans manches de velours noir, arrivant à mi-cuisses. Je m'admire ensuite devant le miroir. Mmmm... Le tissu est fluide sur mon corps, c'est moulant sans trop. Elle me donne une allure sexy. Bon ok, Victor a du goût, je ne le nie pas. Je sors de la cabine en espérant que c'est la dernière fois que j'y rentre.

Monsieur Pokerface me fixe un moment sans rien dire. Il fronce un moment les sourcils. "Quoi? Il y a encore un problème?, le questionnai-je d'un ton las. J'imagine qu'il n'est pas encore satisfait mais la réponse me soulage. "Non, la robe te va plutôt bien, me répond-t-il en hochant la tête, il ne reste plus qu' à enfiler les chaussures. Assieds-toi, m'ordonne-t-il en présentant une chaise près de la cabine.

Oh non, pas ces talons-aiguilles, pitié. Mais je m'exécute sinon, on va encore y rester des heures et, pour être franche, j'ai hâte d'aller à son meeting, faire ce qu'il veut que je fasse et rentrer à la maison pour me reposer. La pensée d'une éventuelle dégustation de petits fours me motive un peu. Je n'ai pas mangé grand chose ce midi et ces meetings chics regorgent de bonnes choses d'habitude.

Victor sort les chaussures de leur boite et me les enfile délicatement une fois que j'ai retiré celles que je porte aux pieds. Il s'y prend avec une telle douceur, ses doigts s'attardant un bref instant sur mes chevilles pour les caresser légèrement. Je commence à avoir des petits frissons très agréables mais je suis étonnée de voir à quel point il est concentré lorsqu'il met les talons-aiguilles à mon pied.

La situation me rappelle distraitement la scène où le Prince Charmant met la pantoufle de verre à Cendrillon... "Voilà, j'aurais du m'en tenir à mes décisions au lieu de te laisser choisir. On aurait gagner beaucoup plus de temps."... Oui, jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche.

"Au moins, c'est fait, déclarai-je en me levant tandis qu'il en fait de même, bon, on y va?" Qu'on en finisse.
Victor ne me répond rien et pousse un soupir à la place. Ça commence bien. Nous sortons de la boutique et du New Light Mall pour nous rendre devant sa voiture. Je me mets sur le siège passager et je laisse Victor conduire. Notre conversation se limite à un calme plat que Victor choisit quand même de rompre... Pour encore plus m'énerver. "C'est rare que tu ne dises rien. En temps normal, tu te plains à mon sujet.

- Mes réparties vous manquent-elles à ce point, monsieur?, ironisai-je en croisant les bras. Mes pieds me font mal, j'ai souffert le martyr quand on est sortis du New Light Mall. Bon, vu que Victor n'a rien remarqué, cela veut dire que j'ai réussi à garder bonne figure. "Qui va-t-on rencontrer, ce soir?, le questionnai-je quand même. Comme ça, je ne serai pas trop déphasée quand je me présenterai.

- Tu n'as pas besoin de le savoir, rétorque abruptement Victor en passant un feu.

On se caaaaaalme. Je presse mes lèvres et m'emure dans un silence agacé jusqu'à destination.


Victor gare sa voiture dans un parking puis nous allons jusqu'à un immeuble de standing avec une luxueuse salle de réception. Tout ce faste avec ce chandelier en cristal, ce tapis rouge et ces dorures... Je ne me sens pas à ma place et j'ai du mal à me tenir debout avec ses fichues chaussures. Je sens que je vais avoir des ampoules demain. Victor parle un moment au réceptioniste puis nous guide jusqu'à un ascenseur dont la baie vitrée exposait les lumières nocturnes de Loveland City.

Je ne peux m'empêcher d'être émerveillée devant ces jolis jeux de lumières au fur et à mesure que nous montons.

 

Victor l'observait en train de contempler le paysage, un discret sourire aux lèvres. Ils avaient passé un long moment à trouver une robe et des chaussures lui rendant justice et il se dit que ça en valait la peine.
Voir son regard radieux lui évoquait de tendres souvenirs et bien qu'il fut frustré qu'elle eut tout oublié, Victor se dit que c'était le moment d'en contruire de nouveaux... En tant qu'adultes, cette fois-ci.

 

La sonnerie de l'ascenseur me tire de ma rêverie.

On est arrivés au vingtième étage.

Victor m'escorte ensuite en me prenant le bras une fois sortis jusqu'à une porte qui me fait dire que nous sommes plus dans un hotel que dans un lieu de réception. Il déverrouille la porte à l'aide d'une carte et me laisse entrer. Je me retiens de chuter au moment où je la franchis.

Nous étions dans un penthouse avec une longue terrasse donnant sur la ville. Les meubles d'un blanc solennel contrastaient avec l'antharcite des murs. Je peux aussi voir une table où furent posés des couverts pour seulement deux personnes. "Je pensais que nous avions un meeting, ce soir, remarquai-je en m'asseyant sur le canapé de cuir écru pour soulager mes pieds douloureux.

- Je n'ai jamais dit qu'il y avait des personnes supplémentaires, me rétorque Victor en fermant la porte, et nous avons bien un meeting sauf qu'il ne concerne que nous deux."

En clair, c'est un rendez-vous. Ah Victor, il n'y en a pas deux comme toi. Je me retiens de rire quand il me rejoint pour s'agenouiller à mes pieds. Il enlève les talons-aiguilles avec précaution et reste un moment à me masser un à un les pieds endoloris. Ils étaient un peu rougis à force d'être enserrés mais les mains de Victor me font énormément de bien au point d'apaiser la douleur.

Par contre, à l'instant où ses doigts pressent la plante, je réprime le tressaillement qui parcourt tout mon corps. "Tu devrais davantage t'habituer à marcher avec, soupire Victor en posant délicatement mon pied à terre, sinon, tu ne seras pas capable de tenir durant une réception.

- Je ne suis pas obligée non plus à porter ces instruments de torture pour faire jolie, rétorquai-je en poussant un soupir, il existe des chaussures beaucoup plus élégants et confortables. J'ai l'habitude de porter des escarpins et ça me suffit amplement." Victor lève les yeux vers moi sans rien dire. Je ne me cache pas que le voir ainsi agenouillé à mes pieds me donne toutes sortes d'envies : l'embêter en me faisant passer pour une diva par exemple ou... Non, il vaut mieux taire cette envie- là. Je suis trop timide pour la tenter, celle-ci.

Et puis... Je ne pense pas être son genre. Je n'ai ni l'allure, ni l'arrogance de Chik après tout. Je me demande ce qui s'est passé entre eux ce jour-là... "La prochaine fois, je t'en achèterai." Hein? Qu' est-ce qu'il a dit? Je crois avoir perdu le fil de la conversation. "De quoi tu parles, Victor?"

Il se lève en poussant un soupir agacé. "Il va falloir que je nettoie tes oreilles, imbécile si ton ouïe est aussi défaillante.

- Ah, je ne me lasserai jamais de vos mots doux, monsieur, raillai-je en soupirant, et non merci pour le nettoyage d'oreilles. Nous ne sommes pas assez... Intimes pour ça." Je dois certainement être en train de rougir en fuyant mon regard. Je crois même l'entendre dire un "Pour l'instant" mais non, ça ne peut pas être possible. "Installe-toi à table au lieu d'imaginer des choses." Là, je le reconnais bien.

- Ça ne te gêne pas que je sois pieds nus?, lui demandai- je quand même pendant qu'il se dirige vers la cuisine.

- Tu crois que je t'aurais enlevé les chaussures si ça aurait été le cas?, ronchonne-t-il d'un ton sévère, maintenant mets-toi à table. J'arrive tout de suite."

Je fais ce qu'il m'a si gentiment ordonné en appréciant la froideur du sol sous mes pieds. J'en profite pour admirer le paysage nocturne de Loveland City d'un air pensif. Victor a toujours cette tendance à vouloir avoir le contrôle sur tout. Je sais que ça fait raccord avec son Evol de maitrise du temps mais j'aimerai au moins une fois qu'il le perde, qu'il se laisse aller. Et bien que j'ai ma petite idée du comment, j'hésite à le faire parce que, le connaissant, ça peut très bien se retourner contre moi.

Oui, Victor a cette agaçante tendance de me prendre par surprise.

Il le fait encore d'ailleurs quelques instants plus tard en déposant devant moi une alléchante assiette de filet mignon accompagné d'une sauce au vin. Un plat qui figure dans le menu du Souvenir. Donc il l'a préparé lui- même. C'est mignon de sa part. "Ça a l'air délicieux, m'émerveillai-je en retenant avec grand peine de saliver.
Victor pose son assiette à son tour puis nous sert chacun une flute de champagne... Enfin, ce que je pense être du champagne. "C'est du vin blanc pétillant, m'explique Victor en s'asseyant en face de moi, vu ta faible tolérance, c'est le mieux pour toi.

- Toujours à décider à ma place, soupirai-je en coupant rageusement un morceau de viande. Je le porte ensuite à mes lèvres et me mets à fondre de plaisir devant la délicatesse du goût. "Mmmm, ça fond dans la bouche. Un délice."

 

Victor arbora un air satisfait en voyant ses réactions appréciatives. Il avait tout prévu pour que ce diner soit à ses attentes et la voir aimer sa cuisine le fait dire que son plan était une réussite.

Par contre, il remarque aussi que la robe qu'il lui avait acheté quelques heures plutôt flattait un peu trop ses courbes. Il faut que je reste calme, se dit-il en buvant une gorgée de vin pétillant... Sauf qu'il le fut moins lorsqu'elle se mit à dévorer le plat. "Je te savais stupide mais pas au point de manquer de savoir-vivre, rétorqua-t-il en posant son verre, un plat doit être apprécié lentement pour en saisir le goût.

- Cha, chest des manières de riches, déclara-t-elle en faisant exprès de parler la bouche pleine en le défiant du regard.

Victor réprima son rire. Il appréciait son caractère des fois insolent et, on va dire, audacieux. Toutefois, il fut déçu qu'elle ne fasse pas honneur au plat qu'il avait préparé spécialement pour elle. Toutefois, elle se reprit en mangeant plus lentement même si elle continuait à fulminer. La graisse présente sur ses lèvres rendues pulpeuses par le gloss aux teintes roses les rendit plus brillantes, plus tentantes.

Il eut du mal à se concentrer un bref instant.

 

Je savoure le filet mignon plus doucement pour faire plaisir à Monsieur avant de boire une gorgée de vin pétillant pour la forme. L'alcool me monte vite à la tête, certainement à cause de la fatigue accumulée ces derniers jours mais l'effet qu'il me procure est différent ce soir. Ma vue n'est pas trouble, je n'ai pas cette langueur propice au sommeil.

Non, à la place, mon envie de dérider Victor se faisait plus pressante.

Mon désir pour lui aussi et à cet instant, j'ai très, très envie de le concrétiser.

Bon, plus le temps de tergiverser, je vais séduire cette tête de pioche.

 

Victor continuait de savourer son filet mignon quand il sentit quelque chose lui effleurer brièvement la jambe sous la table. Il s'arrêta un moment pour l'observer en face de lui en train de couper une tranche. Bon, ce n'est qu'une impressi... Ngh! Maintenant, il sentit bien le pied de cette dernière remonter le long de sa jambe sous la table mais il fut rapidement retiré au moment où il était sur le point de l'attraper. "Puis-je savoir ce que tu essaies de faire?" Sa voix fut froide et agacée. Est-ce l'alcool qui la rend ainsi?

 

Je fais mine de ne pas savoir. "De quoi tu parles, Victor?, me moquai-je en feignant un air tout ce qu'il y a de plus innocent, je suis en ce moment-même en train d'apprécier lentement ton filet mignon pour en saisir le goût." Il ne dit rien et continue de manger en fronçant les sourcils. Mmmm, ce n'est pas encore assez, on dirait. Je décide de lui caresser directement la jambe à l'aide de mon pied en le laissant se frotter doucement contre le tissu de son pantalon pour remonter jusqu'à son entrejambe.

Cette fois-ci, Victor l'emprisonne dans ses mains. "Ça suffit, tonna-t-il d'un ton sans appel en se levant ensuite, je pense que tu as trop bu. Je vais t'amener dans la chambre. "

Je fais la moue mais au moins, je l'ai amené à venir en face de moi. Il me surplombe en posant ses mains sur les accoudoirs de la chaise où je suis assise. "La prochaine fois, je ferai un cocktail sans alcool, maugréa-t-il. Ses yeux d'un bleu perçant me sondent d'un air mécontent. Hi hi! Maintenant, tu es pris au piège.

 

Victor se demandait vraiment ce qu'il allait faire d'elle. D'habitude, sa faible tolérance la faisait dormir mais là... Ses prunelles ocres l'incitaient à la provocation. Il aurait très bien pu rentrer dans son jeu si elle aurait été sobre mais dans cette situation, il n'appréciait pas trop la tournure que ça prenait et... Mais qu'est-ce qu'elle ...!?
Elle avait levé une jambe et posé son pied contre son torse pour l'écarter légèrement d'elle. Non seulement ça mais en plus, elle n'hésitait pas à le provoquer en soulevant un peu l'ourlet de sa robe d'une main, révélant ainsi ses cuisses qu'il trouva bien fusel... Il faut qu'elle arrête ça tout de suite sinon... "Tu crois que je vais rentrer dans ton jeu?, la questionna-t-il d'un ton qu'il espérait indifférent, je ne suis pas attiré par des idiotes ivres incapables de supporter l'alcool."


Mon sourire s'élargit à sa remarque. Il a beau dire ça avec sa poker face habituelle, je sens bien sa respiration devenir un tantinet plus haletante sous mon pied. J'en profite pour le faire glisser de plus en plus bas jusqu'à... "Maintenant, ça suffit. Fini de jouer." Oh Victor a encore attrapé mon pied au moment où j'allais toucher sa braguette. Il le lache ensuite pour se redresser et m'ordonner en soupirant. "Va dans la chambre."

Je me lève silencieusement avec un sourire machiavélique mais plutôt que de lui obéir et d'aller dans la pièce, je décide de m'adosser contre le mur à coté de la porte. "Si tu veux que j'y aille, demande-le moi plus gentiment, lui dis-je en laissant tomber une bretelle sur mon épaule d'une manière provocante. Je suis sur le point de soulever ma robe quand il se tint brusquement en face de moi, me piégeant entre le mur et lui à l'aide de ses mains posées sur chaque coté de ma tête.

Malheureusement, il est toujours aussi inexpressif bien que je décèle quand même une petite irritation dans le regard. "Tu es bien insolente ce soir, constate-t-il en me toisant presque de haut, et sache qu'il m'en faut plus pour..." Je décide de le faire taire en calant ma cuisse entre ses jambes. "Pour quoi?, le questionnai-je en le défiant du regard. Ma jambe se frottait allègrement contre son entrejambe et je ne peux m'empêcher de sourire en ressentant combien je lui fais de l'effet malgré ses dénégations.

Victor semblait encore imperturbable mais je remarque quand même ses sourcils froncés et ses lèvres fines qu'il presse légèrement. Il détourne aussi rapidement le regard. Mmm, j'y suis presque. "Maintenant, regarde-moi, lui ordonnai-je avec amusement en le forçant à me regarder droit dans les yeux en prenant son visage par le menton.

Il ne dit rien et emprisonne ma cuisse à l'aide des siennes en la pressant fermement agin que je ne puisse la bouger. "Le jeu est terminé, déclara-t-il d'une voix neutre, va dans la chambre." Victor libère ensuite ma jambe et s'écarta légèrement de moi mais je lui prends la cravate pour l'attirer à moi et lui imposer un baiser. Ses lèvres restent closes un moment avant de s'entrouvrir légèrement au moment où je les lèche de ma langue. Victor se laisse faire sans trop y répondre. C'était plutôt un abandon pour que je le laisse tranquille.

Bien que le baiser soit délectable, je le romps en soupirant. "Bien, je vais dans la chambre décuver un peu." Je mens bien sûr car je n'ai pas abandonné et pour bien le taquiner, je passe mes mains sous ma robe et j'en profite pour retirer ma culotte d'un rouge bordeaux et la laisser tomber à terre d'un geste provocateur. Oui, depuis que je fréquente Victor, j'ai tendance à arborer de la lingerie sexy. Même si je le niais avec véhémence au début, je sais que c'est surtout pour paraitre plus femme.

J'avoue qu'en ce moment, ça m'énerve de voir Victor me traiter comme une gamine et au moins, le vin pétillant m'a faite perdre toutes mes inhibitions. Je rentre dans la chambre en roulant délibéremment des hanches dans le but qu'il comprenne le message. "Au fait, je dois te remercier pour le vin blanc pétillant, fais-je une fois sur le seuil, je peux enfin te montrer que je ne suis pas une enfant et que je peux prendre mes propres décisions. "

 

Victor la regarda fermer la porte en secouant la tête.

Elle avait raison sur un point.

Elle n'était plus une enfant et bien une femme.

Une femme dont les provocations avaient éveillé un feu en lui qui l'effrayait de part son intensité.

Il connaissait le but de ses manoeuvres indécentes bien sûr mais il détestait perdre la main.

Pourtant, parce que c'était elle et personne d'autre, il fut résolu à laisser ses principes de coté pour une fois.
Victor prit le slip posé à terre et se dirigea dans la chambre pour répondre à son invitation.

Et se familiariser avec cette facette passionnée étrangement fascinante venant d'elle.

... Néanmoins, il fut plus que surpris en la voyant assise dans la pénombre, sur le rebord du lit, les jambes croisées et surtout entièrement nue.

Je ne pensais pas qu'elle irait aussi loin.

Et la maitrise parfaite qu'il eut de lui-même commença à petit à petit à s'effriter.

 

"Je vois que tu m'as rejointe, déclarai-je avec un sourire satisfait, maintenant, que comptes-tu faire?" Je m'attends à ce qu'il me saute dessus pour mieux me dominer mais je le vois à la place enlever sa veste puis sa cravate et sa chemise pour se présenter torse nu sous mes yeux et bien que la vue me fait saliver, je suis plus que surprise de le voir s'agenouiller devant moi.

Il soulève une de mes jambes et commence à la parsemer de baisers doux et tendres. "Nnn." La bouche de Victor remonte ensuite jusqu'à mon mollet puis sa langue prend le relais, léchant lentement ma cuisse tout le long. "Mmmm." Je sens que je réagis davantage au moment où il me laisse un petit suçon à cet endroit.
Il en fit ensuite de même avec l'autre.J'ai de plus en plus chaud et je réprime de moins en moins mes gémissements.

Je ne comprends pas.

Tout ce que je cherchais, c'était de lui faire perdre le contrôle de lui même et maintenant... Voilà que Victor se met à embrasser mon intimité sans crier gare. "Ahn!" Je rejette la tête en arrière. Non, je ne comprends pas jusqu'à ce je croise ses yeux outremers lorsqu'il se met à me goûter doucement de sa langue. Ils n'avaient pas ce coté implacable et déterminé. Ses prunelles exprimaient au contraire une grande docilité.

J'avais oublié.

C'est de Victor dont on parle là et s'il déteste bien une chose, c'est d'être à la merci de quelqu'un. N'empêche, être soumis rien que pour moi le rendait plutôt mignon. Je savoure un moment ses caresses buccales avant de l'arrêter en le repoussant à l'aide de mon pied avant qu'il ne se décide à flatter la partie la plus sensible. "Quoi? Est-ce trop pour toi?, me provoque-t-il en se léchant les lèvres.

- Non mais j'ai envie d'autre chose, lui répondis-je avec un sourire plein de défi.

 

Victor se leva en se demandant ce qu'elle lui réservait.

Il avait apprécié de la goûter d'une manière si intime mais il ne se cachait pas que ses reins commencèrent à chauffer d'une chaleur qu'il ne pouvait apaiser que d'une seule façon.

Elle se leva à son tour et passa à coté afin qu'il se retrouve dos au lit.

Puis elle le poussa violemment dessus.

Pour se mettre à califourchon sur lui avec un sourire victorieux.

 

Ah, Victor ne s'attendait pas à ce que j'ose lui faire ça. Ça me réjouis de le voir aussi étonné. Mais ne t'inquiète pas, ce n'est rien face à ce que je vais faire ensuite. "Tu as vraiment de l'audace, ce soir. Essayer de me dominer, rétorque-t-il d'un ton qui se veut hautain mais je vois bien le rose monter à ses pommettes même s'il tente vainement de ne pas le montrer.

- Victor, je pense qu'il est temps que tu fasses preuve d'un minimum de sincérité, l'admonestai-je en débouclant sa ceinture. Il en profite pour ouvrir la table de chevet pour en sortir un préservatif. "Tiens, fait-il en me le tendant. Bon sang, il a vraiment tout prévu, même ce cas de figure? "Mmm, vous vouliez vraiment me séduire ce soir, n'est- ce pas, Monsieur le CEO?

- Arrête de déblatérer des bêtises pareilles, imbécile, grogna-t-il en fuyant son regard pendant que j'ouvre la braguette de son pantalon pour lui baisser son sous-vêtement. J'enfile prestement le préservatif sur sa virilité avant de me repositionner. "Tu es vraiment adorable avec ton petit coté tsundere, tu sais?"

Victor est sur le point de me prendre par les hanches pour me renverser sur le dos mais je parviens à faire en sorte qu'il entre en moi avant même qu'il y arrive. "Trop tard, le narguai-je en prenant ensuite appui sur son ventre, c'est moi qui mène la danse Victor, cette fois-ci. Pas toi."

Et je commence mes vas-et-vients sans une once de gêne.

Mmm, j'adore la sensation de Victor en moi. Sa chaleur, sa fermeté... J'en cris de plaisir.

Je le vois en train de me contempler, les yeux mi-clos, en train de se mordre les lèvres et j'en suis encore plus excitée. Je continue de prendre appui sur son ventre d'une main tandis que l'autre caresse son torse jusqu'à s'arrêter sur un téton que je pince légèrement. Je souris en le sentant tressaillir. Sa virilité réagit aussi en moi. Alors comme ça, il est sensible à cet endroit. Je continue d'onduler du bassin en le frottant de mon index quand Victor me prend les deux mains pour entrelacer ses doigts aux miens.

J'accélère alors la cadence.


Comment a-t-elle réussi à me mettre sous son emprise?, fut la question que Victor se posait.

C'était une question idiote, bien sûr.

Après tout, il était sous son charme depuis leur enfance.

A cette époque, elle l'avait ensorcelé avec sa joie de vivre.

Maintenant, elle l'envoûtait dans cette séduction qui lui était si peu familière.

Il se regorgeait de cette chaleur profonde qui devenait délicieusement étroite par moments.

Il se noyait dans des iris marrons impérieux emplis du désir qu'elle ressentait pour lui.

Et malgré tout, Victor ne pouvait cacher la tendresse qu'il eut à son égard, cet amour qu'il éprouvait pour elle.

Il s'autorisa alors à se laisser aller dans le rythme déchainé qu'elle lui imposait, bercé par les gémissements qui firent écho à son excitation grandissante.

 

Je n'entends de Victor que des râles étouffés pour mon grand déplaisir. Il avait les yeux fermés, ses doigts pressant tendrement les miens pendant que j'oscille de bassin. Le plaisir que je ressentais à cet instant est monté crescendo et j'en suis à ma limite.

C'est bon, tellement bon.

Je me resserre autour de Victor en criant ma jouissance. Sa virilité cède quelques instants après. Je me laisse alors tomber après m'être retirée de lui, totalement comblée mais épuisée par cet acte d'amour. Ce n'est pas mon genre de faire ça sans ressentir quoique ce soit. Victor me prend dans ses bras et je lève la tête pour lui donner un baiser des plus passionnés. Cette fois-ci, il y répond avec ferveur, me caressant tendrement les cheveux d'une main tandis que l'autre me maintient serrée contre lui.

Je cale ensuite la tête contre son torse une fois que nos lèvres se séparent. Mes yeux se posent sur une horloge accrochée au mur avant que le sommeil me gagne.


Les aiguilles se sont arrêtées.

 

Victor contempla la jeune femme endormie, un léger sourire aux lèvres. Le plaisir qu'il avait ressenti avec elle avait été si intense qu'il avait perdu le contrôle de son Evol pendant un instant. "Il n'y a que toi qui es capable de me faire perdre le contrôle comme ça, chuchota-t-il en lui embrassant tendrement le front.
Il remit le temps en route en admirant de nouveau le sourire de bienheureux qu'elle avait aux lèvres.

 

Le lendemain matin, j'ouvre lentement les yeux avec un léger mal de tête et des courbatures partout. "Ouille, ouille, ouille... Mon bassin." Je me découvre alors vêtue d'un pyjama en soie bordeaux parfaitement à ma taille. "Hein? Mais...?" Je regarde l'horloge en découvrant que la matinée était bien passée. "Zut! Je suis en retard!" Je me lève prestement pour me rendre compte où je suis.

Tout me revient.

La soirée avec Victor et la nuit que nous avons passé ensemble.

J'en rougis de plaisir et de gêne mêlés quand j'entends soudain le son de la sonnerie de mon portable.

Etrange, je me rappelle l'avoir laissé dans la voiture à l'intérieur de mon sac hier. Je le retrouve maintenant posé sur le canapé une fois dans le penthouse. En le sortant, je peux voir un message d'Anna qui me prévient de ne pas m'inquiéter pour le travail car Victor les a prévenus que le meeting avait duré jusque tard dans la soirée. "C'est très touchant de sa part, commentai-je en rangeant le portable dans mon sac, d'ailleurs où est-il?"

Il n'y avait personne dans le penthouse et c'était le calme plat. A mon avis, il a du retourner travailler au siège de la LFG. Et je ne nie pas que ça fait un vide sans lui. Surtout après ce qui s'est passé entre nous hier soir. Toutefois, ce cher Victor m'a laissé un petit cadeau sur la table.

Mon pudding au caramel préféré accompagné d'un mot doux dont lui seul avait le secret.

"Interdiction de faire quoique ce soit aujourd'hui. Une idiote téméraire comme toi doit se reposer donc mange ce pudding et va dans la chambre. Il y a aussi des livres à ta disposition. Je serai là dans la soirée."


"Toujours aussi aimable et attentionné, déclarai-je en m'asseyant. Je savoure le pudding avec le sourire tout en contemplant le magnifique ciel bleu depuis la baie vitrée. Autant faire ce qu'il m'a dit et profiter pour me faire une journée coocooning. Mine de rien, ses petites attentions me font battre le coeur en dépit de sa langue acérée.

Et malgré le fait que je m'en plains souvent, ça fait partie de son charme, après tout.

Chapter Text

"Aaah! J'ai bien mangé, déclarai-je en contemplant le bol vide, ça fait du bien après ces efforts.

- Tu t'es bien débrouillée ce soir, me complimente Gavin en finissant son bol de nouilles épicées, je trouve que tu as fait beaucoup de progrès depuis la dernière fois.

- J'ai surtout eu un bon coach, fais-je en buvant un verre d'eau. J'ai beau avoir pris le plat le moins épicé de la carte sous les conseils de Gavin, ça m'a donnée soif. Il boit le sien à son tour en déclarant ensuite avec une légère gêne :"C'est surtout grace à tes efforts, insiste-t-il en fuyant mon regard, d'ailleurs, je t'ai trouvée sacrément motivée, ce soir. Il s'est passé quelque chose au boulot?, me questionne-t-il avec inquiétude.

Je prends une inspiration en essayant de ne pas me remémorer de ma journée catastrophique mais rien n'y fait.

Pour faire court, Victor a trouvé mon rapport mauvais et m'a demandé sèchement de le recommencer, j'ai donc passé presque toute la matinée au bureau à le réécrire et comme si ça ne suffisait pas, le tournage que mon équipe devait superviser cet après-midi s'est mal passé.

Donc quand Gavin m'a proposé de passer à la gym s'entrainer un peu ce soir, j'ai sauté sur l'occasion, histoire de passer mes nerfs sur quelque chose. "Il y a eu des imprévus, lui répondai-je en soupirant avec lassitude, mais l'entrainement a permis d'évacuer mon stress, lui avouai-je ensuite avec un sourire.

- J'en suis heureux alors, murmure-t-il à voix basse en posant le verre. Je suis touchée par tant de sollicitude de sa part. Gavin est un homme de peu de mots, ou plutôt, il est du genre à dire directement ce qu'il pense sans prendre de gants mais pas de manière sarcastique comme un certain .... Grrr, rien que de penser à Victor m'énerve. En tous cas, je suis contente d'être aux cotés de Gavin, ce soir.

Ses missions nous empêchent de nous voir et je ne me cache pas que je suis souvent inquiète lorsqu'il part pour les accomplir, même s'il fait en sorte de m'appeler dès qu'il a un moment. Sa main se pose alors sur la mienne à ma grande surprise. Je ne m'y attendais pas, Gavin préfère me témoigner son affection en privé d'habitude. "Ça te dit de passer la soirée chez moi?, me propose-t-il alors d'un ton que je qualifierai de décidé. Ses yeux d'un beau marron presque doré me sondent avec cette lueur animale que je trouve si attirante.

Pas besoin de me faire un dessin pour savoir ce que Gavin a en tête.

Il est vrai que mis à part quelques baisers, nous n'avons rien fait d'autre et il m'a souvent annoncé la couleur pour le reste. Comme tout à l'heure lorsque nous étions à la gym, ses mains s'étaient attardées tantôt sur mes hanches, des fois sur mes cuisses quand il me montrait quelle posture de combat adopter.

J'avais même pu les sentir se mouvoir légèrement en de brèves caresses au moment où il me donnait les consignes d'une voix irrésistiblement rauque... Et nous n'avons pas pu nous laver car la faim a pris le dessus, pensai-je avant de mes souvenirs dérivent sur un autre type de faim que les mains de Gavin avaient... Il vaut mieux ne pas s'y attarder ou sinon je vais roug... Trop tard."Tu es toute rouge, me dit Gavin en fronçant les sourcils, les nouilles ont été trop épicées?

- Euuuh non, ça... Ça va, bégayai-je en secouant nerveusement la tête, et je... Je suis d'accord pour passer la soirée avec toi, terminai-je d'une petite voix.

Gavin la contempla un instant pendant qu'elle détourna le regard en rougissant, sa main mettant fébrilement une de ses mèches brunes derrière les oreilles. Ses pommettes rosies la rendirent plus mignonne à ses yeux et il ne se cacha pas que son désir n'en devint que plus grand. Il était cependant rassuré que Stella eut compris sa véritable motivation. Ça fait si longtemps que je veux la faire mienne.

Malheureusement, chaque moment où ils avaient eu l'occasion d'aller plus loin, il y avait toujours eu quelque chose, ou quelqu'un, qui plombait l'ambiance. Maintenant, c'est l'occasion parfaite, pensa-t-il en caressant la paume de la brune du pouce. Il n'avait pas de missions demain et il éteindrait son portable une fois qu'ils seraient chez lui.

 

"Mmmm, ça fait du bien!, me dis-je en ressentant l'eau tiède de la douche pleuvoir sur ma peau. Gavin et moi sommes partis chez lui après qu'il ait payé l'addition malgré mon insistance de payer ma part. Il m'a proposée de me laver la première pour me détendre un peu. Je prends alors une noisette de son gel douche dont l'odeur me rappelle agréablement celle de la mer quand nous avons passé les vacances ensemble.

J'entends sa voix depuis la cabine fermée quand je me le passe sur le corps. "J'en ai profité pour mettre tes affaires à laver, m'annonce-t-il pendant que je fais mousser le gel sur ma peau, je les ferai ensuite sécher pour que tu les aies demain." Je m'arrête de me laver. Cette attention aurait pu être mignonne si... "Euuuh, tu as mis toutes mes affaires... Même mes... Sous-vêtements?, demandai-je avec hésitation en tournant la tête vers la surface vitrée du cabinet.

Le PVC était flou donc je ne pouvais voir qu'une vague silhouette. Mais le silence de Gavin fut suffisant pour que je me fasse une idée de la réponse qui vint juste après. "Tu n'as pas de change à la maison, me répond-t-il avec une trace d'embarras, et puis..."

Je me retourne brusquement pour tenter de me ressaisir. Je suis incroyablement gênée à cet instant mais au fond de moi, je n'en veux pas à Gavin. Je veux dire, nous sommes ensemble donc ça n'a rien de bizarre, non? J'ai juste peur qu'il me trouve trop gamine vu les teintes pastel que je privilégie pour ma lingerie. J'en étais là à mes pensées que je remarquais à peine la sensation des paumes calleuses qui commençaient à savonner encore plus ma peau humide.

Un corps ferme rendu ensuite lisse à cause de l'eau de la douche se presse ensuite doucement contre le mien, une odeur musquée me parvint à mes narines. "Je ne pense pas que tu aies besoin de vêtements pour l'instant." Le murmure rauque et le souffle chaud contre mon oreille me firent frissonner d'anticipation. "Je vais t'aider." Je me mords la lèvre au moment où ses mains trouvent ma poitrine.

Je ne peux empêcher le gémissement sortir de mes lèvres lorsqu'elles se mettent à masser lentement mes seins pendant que des dents me mordillent la nuque. "Si douce." Je pousse un petit cri à l'instant où des doigts me taquinent les pointes durcies. "Gavin...

- Tu n'aimes pas ça?, me demande-t-il en arrêtant ses caresses.

Je secoue la tête pour le rassurer. "Continue, chuchotai-je avant que je me cambre à l'instant où Gavin s'exécute. Il s'y prenait lentement, d'une manière un peu maladroite mais très excitante. D'ailleurs, si mon corps ne réagit que trop bien à son toucher, je sens que c'est la même chose pour lui contre mes fesses. Je lui retire les mains et me retourne pour croiser son regard interrogateur.

Je lui réponds par un sourire en dévorant du regard le torse musclé dont j'embrasse tendrement les cicatrices présentes dessus. Les caresses de tout à l'heure m'ont fait perdre mes inhibitions et j'adore ses réactions entre petits râles qui m'émoustillent et gémissements... "Stella..." Je goûte les sillons d'eau qui coulent le long de ses abdominaux bien définis, appréciant la saveur un peu salée que j'y rencontre, avant de me lever pour prendre un peu de gel douche pour le laver. "A ton tour, maintenant, lui dis-je avec un sourire mutin.

Gavin se laisse faire et ferme même les yeux au moment où je commence à le savonner.

Bon, gardons notre self-control, pensa Gavin lorsque Stella se mit à passer ses mains sur sa peau. Celle-ci se contractait au contact des doigts fins qui glissèrent le long de ses muscles, passant de ses pectoraux aux abdominaux... Mmmm, ses mains sont si... Avant de caresser ensuite une autre partie plus intime de son anatomie, ce qui eut pour effet de lui faire ouvrir subitement les yeux. Gavin fut surpris qu'elle eut été jusque- là. Stella est si timide d'habitude. "Qu'est-ce que tu fais?, la questionna-t-il avec un petit sourire.

Je retire prestement ma main de sa virilité à cette question avec la désagréable sensation d'avoir été prise la main dans le sac. "Je... Je te lave évidemment, lui déclarai-je en fuyant son regard. J'ai été trop prise par mon exploration pour être honnête mais hors de question que je le lui dise.

- Dans ce cas, autant qu'on se lave tous les deux en même temps, ça ira plus vite, suggère Gavin en me prenant par la taille. Je crie légèrement quand je sens son corps épouser le mien mais ma surprise fut vite oubliée par le baiser qui vient ensuite.

Nous nous frottons l'un contre l'autre, nos peaux enduites de gel douche devenant pleines de mousse par endroits. Je pouvais sentir les battements de son coeur, son torse ferme contre ma poitrine, son souffle qui se mêla au mien et sa langue jouant avec la mienne.

L'eau avait beau être tiède, je fonds dans cette étreinte torride. Nous en profitons pour nous laver le dos dans nos caresses puis plus bas. Je sens la virilité de Gavin se frotter contre mon bas-ventre au fil de nos mouvements de bassin. "Mmmm." Je m'accroche alors à lui, le feu au creux de mes reins et je mets une jambe autour de sa hanche pour lui faire comprendre que je veux plus.

Gavin choisit ce moment pour rompre le baiser et nous rincer par la même occasion. "On va continuer dans la chambre, fait-il en éteignant ensuite la douche, tu risques d'attraper un rhume sinon." Dommage mais j'accepte non sans faire une petite moue.

Toutefois, Gavin ne me laissa pas le temps de bouder dans mon coin. Il me prend la main quand nous sortons du cabinet de douche et me sèche tendrement à l'aide d'une serviette. La sensation de ses mains à travers le tissu spongieux attise mon désir, encore plus lorsque celles-ci passent sur mon intimité. "Anh!" Je ne peux même pas être embarassée tellement mon envie de lui est grande mais... "Et... Et toi?, lui demandai-je en reprenant mes esprits.

Je découvre que la peau de Gavin est déjà sèche. "Manier le vent peut être utile pour ce genre de choses, fait-il en mettant la serviette dans le bac à linges, mais je ne veux pas que tu attrapes froid." Il met ensuite mes mains derrière sa nuque. "Accroche-toi à moi." Je m'exécute avant de pousser un cri de surprise au moment où Gavin mit mes jambes autour de sa taille. "Allons-y."

J'en profite pour laisser des baisers moites le long de son cou durant le trajet tandis qu'il avance d'un pas fébrile.

Gavin me dépose délicatement sur son lit une fois arrivé à destination pour prendre un préservatif dans sa table de chevet. Je tente d'ignorer la pique de jalousie dans mon coeur à la pensée qu'il avait du inviter d'autres filles avant moi avant de regarder un moment le plafond.

Une petite fenêtre mansardée s'y trouve, ce qui me permet d'admirer un moment les jolies étoiles du ciel nocturne. La voix de Gavin me ramène sur Terre :"Je les ai achetés récemment, justifie-t-il avant de m'avouer en se grattant la tête, je... J'avais très envie de le faire avec toi."

Parce que c'est ma première fois et qu'il n'y a toujours eu que toi, ajouta Gavin en pensée mais il ne le lui confia à voix haute, de peur d'être tourné en ridicule. Il lui caressa la joue à ma place et se noya dans des prunelles ocres amoureuses et confiantes dans lesquelles il pouvait aussi voir les étoiles et son reflet. Je t'aime, Stella.

Je me noie dans les yeux mordorés de Gavin dont je pouvais déceler de la tendresse à cet instant. Je lui fais totalement confiance et le sentiment d'envie de tout à l'heure est parti à la trappe. Mon coeur gonfle d'amour à la vue de ce petit sourire affectueux. Je caresse un instant la main posée sur la joue puis je me décide à lui poser un doux baiser sur ses lèvres en lui confessant :"Moi aussi, Gavin."

Je sais que je dois être en train de rougir, encore plus à l'instant où j'écarte mes jambes en signe d'invitation. Gavin saisit le message et enfile le préservatif pour ensuite me pénétrer très lentement. "Nnnn." C'était ma première fois et je ne me cache pas, ça faisait un peu mal. Pourtant, quand Gavin est entièrement en moi, je ne peux qu'accueillir cette agréable chaleur qui se diffuse dans tout mon être. "Ça va?, me questionne-t-il en me caressant les cheveux.

- Attends encore un peu, lui dis-je en le serrant un moment contre moi, c'est... C'est bon maintenant."

Gavin commence alors à bouger... Et un infini plaisir m'envahit.

Le son de ses gémissements le rassurait dans chacun de ses gestes.

Gavin allait et venait, plongeant en elle avec précaution, si douce et si chaude autour de lui.

Il s'évertuait de ne pas brusquer ses mouvements, de lui faire l'amour le plus délicatement posdible même s'il eut très envie d'accélerer la cadence pour mieux la ressentir.

Stella, sa Stella.

Ses cris de plaisir l'encourageaient dans son désir et il ne put se lasser de la contempler dans sa beautė, illuminée par le clair de lune qui se profilait depuis la fenêtre...
... "Tu es si belle."

Je lève les yeux vers Gavin lorsqu'il me dit ça. Si je suis belle à ses yeux... Alors lui est magnifique aux miens. La lune éclairait le contour de ses muscles saillants en sueur dans la semi-pénombre, elle mettait en valeur cette petite lueur, à la fois docile et indomptée, dans son regard qui se fait maintenant de braise.

Mon coeur bat alors à cent à l'heure en le sentant aller et venir en moi.

Qu'est-ce que c'est bon.

J'en veux plus, encore plus.

Je l'encourage en enroulant mes jambes autour de ses hanches. "Encore, Gavin."

Les iris ocres expriment alors une envie plus primale. Je sens ses mains prendre plus fermement mes hanches puis sa virilité entrer plus profondément. "Ah, Ga...vin!, cria-je d'une voix plaintive.

- Stella..."

A cet instant, la passion nous dévore tous les deux.

Nos bassins bougent plus instinctivement, je griffe légèrement le dos de Gavin pendant qu'il se met à sucer tour à tour mes tétons avant de lécher mon cou. Je suis sur le point d'hurler mon plaisir lorsqu'il m'impose un baiser presque sauvage. Sa langue entre dans ma bouche entrouverte pour mieux l'explorer, nos langues se frottent avec indécence au fur et à mesure qu'il y allait plus profondément.

Puis je me sens venir à l'instant où les doigts de Gavin se mettent entre nos ventres pour titiller ma partie la plus sensible. Une chaleur implosant en moi montre qu'il en a fait de même.

Nos lèvres se séparent quand je retire mes jambes pour qu'il se retire de moi à son tour. Gavin se lève alors et part un moment de la chambre avant de revenir avec une couverture toute chaude avec laquelle il nous recouvre tous les deux. "Je n'ai pas eu le temps de changer mes draps, m'avoue-t-il en me prenant dans ses bras, ça va, tu n'as pas mal?, me demanda-t-il ensuite en me caressant la joue.

Il a l'air de s'en vouloir d'y avoir été plus brutalement à la fin mais je secoue la tête pour me blottir ensuite contre lui. "Non, c'était... Très bon, murmurai-je en rougissant, je n'oublierai jamais cette nuit. C'était ma... Première fois, finissai-je en chuchotant.

Je me réfugie contre son torse pour ne pas qu'il puisse voir mon visage honteux. "A moi aussi, me confie-t-il à voix basse.

Je lève alors des yeux étonnés pour recevoir de nouveau un baiser plus doux.
Gavin le rompt pour ensuite m'étreindre avec tendresse et nous nois mettons ensuite à regarder le plafond pour admirer les étoiles dans un silence confortable.

Je n'ai pas besoin de mots pour exprimer cet état de plénitude que je ressens maintenant. Pourtant, je le lui dis du fond de mon coeur :"Je suis heureuse, Gavin.

- C'est ce qui compte, me chuchote-t-il en m'embrassant le front, et c'est tout ce que je souhaite."

Car son bonheur était sa raison de vivre.

Peu lui importait les obstacles autour d'eux.