Actions

Work Header

Kinktober 2017

Chapter Text

            31 - Romance

            Source : cahethel.tumblr.com/post/166975861917/kinktober-day-31-romance-featuring-lauwen-and

            Personnages originaux, dans le setting du RPG Earthdawn       

            TW : très très légères mentions d’abus passés.

 

            ― … Tu sais pas où est Risza ? demanda Idris à l’autre voleur.

            Lauwen le regarda comme s’il était un peu débile, et répondit sur un ton dubitatif.

            ― … Dans sa chambre ?

            ― Non, justement, elle y est pas. Tu penses qu’elle est avec Lir ?

            ― Qu’est-ce que ça peut me foutre de savoir qui dort avec qui ? Je m’en bats la couenne, et tu devrais aussi.

            Idris prit un air dégagé, et Lauwen fronça les sourcils, estimant que c’était louche, comme à peu près tout ce que faisait l’autre Elfe, du reste.

            ― C’est juste que comme Dorelei est pas là… fit finalement Idris.

            Lauwen soupira et leva les yeux au ciel.

            ― OK, j’arrive, c’est bon, je vais dormir avec toi.

            Comme l’autre Elfe restait là à le regarder, et que c’était franchement pénible, Lauwen se leva finalement en soupirant.

            ― D’accord, d’accord, on y va.

            Idris sourit et Lauwen grogna, mais au moins l’autre voleur ne chercha-t-il pas à s’incruster dans sa chambre, et le précéda-t-il vers la sienne qui, comme d’habitude, était en bordel et donnait l’impression qu’un putain de cyclone avait fait la java dedans.

            Lauwen ne commenta pas. Ce n’étaient pas ses affaires. Il se contenta de se débarrasser de ses vêtements et de les jeter… quelque part, ce n’était pas comme si le « où » importait beaucoup ici, impression confirmée par le fait qu’Idris avait adopté sensiblement la même stratégie, et il se laissa tomber dans le lit, le regard rivé au plafond – et même là il y avait du bordel.

            ― Tu es chiant, lâcha-t-il lorsqu’Idris attérit à côté de lui.

            ― Je t’ai rien demandé, fit remarquer Idris.

            Lauwen grogna.

            ― De rien, répliqua-t-il d’un ton acide.

            Un rire de l’autre voleur lui répondit, et Idris se retourna, grimpant sur Lauwen pour s’installer à califourchon sur sa taille, avant de se pencher sur lui et d’embrasser ses lèvres, d’abord doucement, puis brutalement, forçant de la langue le passage entre ses dents pour venir caresser la sienne.

            Lauwen envisagea un instant de se laisser faire passivement, mais Idris était vraiment trop un connard pour ça, alors il releva la tête, tentant de prendre le contrôle du baiser, de retourner Idris, mais les mains de l’autre voleur étaient sur ses poignets et le plaquaient sur le matelas.

            Le cœur de Lauwen manqua un battement, il sentit la panique monter, mais il se fit violence et fixa les yeux d’Idris, se concentra sur leur couleur.

            Verts. Ils étaient verts. Tout allait bien.

            Il prit une grande inspiration, réalisant qu’Idris avait fait une pause, attendant qu’il se calme sans poser de questions, sans porter de jugement, sans regarder Lauwen comme un freak comme tant d’autres avant lui.

            ― Ça va, fit-il doucement, et Idris sourit, avant de se pencher pour l’embrasser à nouveau, et sans libérer ses poignets, hein.

            Lauwen envisagea un moment de lui envoyer son genou dans les parties, mais il était à peu près sûr que l’autre homme s’y attendait, et esquiverait, alors il se contenta de se tortiller sans dignité pour essayer de se dégager, plus par fierté que par réel besoin de prendre le contrôle. OK, Lauwen était pas le mec le plus confiant du monde – il était même plutôt méfiant – mais on s’habituait à tout, et il s’était habitué à Idris, et c’était même plutôt facile, parce qu’Idris le comprenait et qu’il avait l’habitude de le voir faire… ses trucs. Et il s’en foutait.

            Comme Lauwen se foutait des problèmes d’Idris. Enfin pas il s’en foutait comme il s’en battait l’œil, il s’en foutait comme ça le dérangeait pas. De toute façon il fallait bien quelqu’un d’aussi cassé que lui pour comprendre Idris, et vice versa.

            Bref. Il fallait qu’il arrête de cogiter, parce que la cuisse d’Idris s’était insinuée entre les siennes, et non seulement il ne pouvait même plus se tortiller comme un con avec dignité, mais en plus elle frottait contre son sexe, et ça commençait à l’exciter, et ça non plus ce n’était pas très bon pour sa dignité.

            Il grogna et fusilla du regard un Idris qui lui rendit un grand sourire.

            ― T’inquiètes, moi aussi, souffla l’autre voleur et se penchant pour lui murmurer à l’oreille, et effectivement Lauwen le sentait, dur, contre sa cuisse.

            ― T’es un animal, fit-il donc remarquer d’un ton plat.

            ― Et ça fait de toi quoi ? répliqua Idris en faisant pression de sa cuisse sur l’entrejambe de l’autre voleur.

            Lauwen grogna à nouveau, échafauda quelques plans irréalisables pour lui écraser les burnes, et opta finalement pour hausser les épaules d’un air indifférent.

            ― Le mec qui va te baiser, fit-il de son ton le plus dégagé.

            Bon, d’accord, dans sa position actuelle c’était peut-être pas le truc le plus évident du monde, mais il estimait qu’il fallait être ambitieux, des fois, dans la vie.

            Idris pencha la tête sur le côté avec un haussement de sourcil amusé, avant de demander, avec une pointe d’incrédulité dans la voix.

            ― Le mec qui va me baiser ?

            ― C’est ce que j’ai dit, oui. L’âge te fait pas du bien, tu deviens sourd.

            ― Je vois, oui. Et tu comptes me baiser comment ?

            ― C’est simple : tu vas te remettre à califourchon sur moi, et tu vas t’asseoir sur ma bite. C’est pas la position la plus compliquée du monde, même toi tu devrais y arriver. Et n’oublie pas de te lubrifier, conclut-il en essayant de mettre plus de condescendance et moins d’ironie amusée dans son ton.

            Idris le dévisagea un long moment, vraiment incrédule, cette fois, mais éclata finalement de rire, et relâcha une des mains de Lauwen.

            ― Tu sais où est l’huile…

            Hochant la tête, Lauwen chercha à tâtons dans le bordel à côté du lit, tombant finalement sur le petit flacon, qu’il ouvrit du pouce pour en déverser une partie du contenu sur la main tendue d’Idris, et le reste sur son propre sexe.

            Il se retint de glapir au contact du liquide froid parce que, quand même, il avait un fond de dignité (tout au fond), et Idris se montra beaucoup plus stoïque. D’un autre côté, les doigts, c’était beaucoup moins sensible que la bite… Bref ! En ricanant sans charité face à la déconfiture de son aîné – à qui il devait donc respect et… respect – Idris passa un bras derrière son propre dos et, à en juger par ses ondulations à peine perceptibles du bassin, commença à se préparer.

            Ce qui était très sexy, et qui fit oublier à l’érection de Lauwen le mauvais traitement qu’elle venait de subir, ça et le fait que Lauwen s’était mis à la masser, mais pas trop vite quand même pour ne pas jouer les adolescents, parce que bon, c’était quand même… Bref.

            Rapidement, le plus vieux des deux voleurs estima qu’il était assez prêt, et apparemment Idris était du même avis, puisqu’il dégagea sa main, attrapant à nouveau le poignet libre de Lauwen – qui cette fois se laissa docilement faire – pour le plaquer au-dessus de sa tête. S’appuyant lourdement sur les articulations prisonnières de l’autre Elfe, Idris s’abaissa ensuite lentement sur son sexe.

            Il y eut une légère résistance contre le gland, mais Idris insista, et le prit en lui, et il était étroit, et brûlant, et délicieux, et il continuait à descendre, et c’était parfait, et Lauwen chercha ses yeux, pour se concentrer sur lui, pour rester là, parce que c’était important, des fois, d’être normal, et les yeux verts étaient là, et il s’y accrocha.

            Idris releva les hanches, se désengageant presque entièrement. Lauwen grogna de frustration, arqua son bassin, mais Idris imita le mouvement en riant, et Lauwen ne parvenait pas à lui en vouloir, surtout lorsqu’il s’abaissa à nouveau, et c’était bien, oh, c’était parfait, et il en voulait plus, et, merde, il en réclamait plus, et ce n’était pas très digne, mais tant pis, il haletait et il réclamait, et il appelait le nom d’Idris.

            Et Idris ne faisait plus trop le malin, non plus, et il avait accéléré le rythme, il ondulait des hanches comme… un mec franchement indécent, et c’était magnifique, et très très excitant, et Lauwen sentait le plaisir s’accumuler dans ses reins, mais comme il était un mec sympa, il demanda quand même.

            ― Idris… Idris, ça ira ?

            Et l’autre voleur le fixa de ses yeux verts, troublés par le désir, et il répondit.

            ― Oui, oui, OUI !

            Sa semence était chaude lorsqu’elle s’écrasa sur l’estomac de Lauwen, qui s’en foutait pas mal parce qu’Idris se crispait contre son sexe, et c’était parfait, c’était génial, et en fait il était occupé à jouir, et il se répandit dans un cri.

            Le sourire d’Idris était revenu lorsqu’il se laissa tomber à côté de Lauwen et chercha à nouveau sa main.

            ― Merci, souffla-t-il.

            Lauwen ne répondit pas, mais il resta allongé à côté de lui, jusqu’à ce que la respiration de l’autre homme se régularise et qu’il sombre dans le sommeil. Il se tourna, essayant de se dégager pour se lever, mais Idris se tourna en grognant et passa un bras sur ses épaules.

            Lauwen n’aimait pas dormir avec les gens. Il préférait rester seul. Il n’était pas le genre de mec qu’on câline, il était le genre de connard qui se barrait après le sexe.

            Il aurait aisément pu se dégager de l’étreinte de l’autre voleur, et sans le déranger.

            Il soupira et entrelaça ses doigts à ceux de la main qui pendait devant son torse.

            La respiration d’Idris était calme et régulière, et il se dit que, pour une fois, il pouvait bien faire une entorse à ses règles et s’endormir avec lui.

            Le sommeil ne fut, en fait, pas si difficile que ça à trouver.